Le port en eau profonde de Kribi chute à la 395e place du classement mondial de la performance portuaire. Depuis 2020, l'infrastructure enregistre l'un des reculs les plus marqués au niveau international, marqué par l'allongement des délais d'escale des navires et une baisse de l'efficacité opérationnelle.
Ce déclin s'explique par l'obsolescence de certains équipements, une capacité limitée à traiter les navires de gros tonnage et des goulets d'étranglement logistiques qui freinent le débit global du terminal. Le manque d'investissements pour moderniser les installations et fluidifier les processus de manutention a accentué ces dysfonctionnements.
En tant que point d'entrée majeur pour le commerce du Cameroun et de la zone CEMAC, la dégradation des indicateurs de Kribi inquiète les armateurs et les opérateurs logistiques. Ces acteurs demandent des réformes immédiates pour restaurer la compétitivité du site.
Les autorités envisagent désormais l'ajout de nouveaux postes à quai, la refonte de la gestion des terre-pleins et la numérisation des opérations. Cependant, la lenteur de la mise en œuvre de ces mesures fait craindre une nouvelle chute dans les classements mondiaux.
Le cas de Kribi reflète les faiblesses structurelles de la logistique camerounaise, où le déficit d'infrastructures modernes pèse sur la fluidité des échanges et le climat des affaires.