Trafic d'or à Alger : le verdict tombe pour un réseau clandestin

Le tribunal de Cheraga a rendu son verdict concernant le démantèlement d'un réseau de trafic d'or opérant dans la wilaya d'Alger. Trois individus ont été condamnés, tandis qu'un mandat d'arrêt a été émis contre un troisième membre toujours en fuite.

Le cerveau présumé du réseau, un ressortissant syrien, a été condamné à 18 mois de prison, dont six mois avec sursis, assortis d'une amende de 100 000 dinars. Son complice algérien a écopé de la même peine. Le membre en fuite a, quant à lui, été condamné par contumace à 5 ans de prison et 500 000 dinars d'amende.

La justice a également sanctionné trois sociétés spécialisées dans la transformation et la fabrication d'or avec une amende globale de 20 millions de dinars algériens. Les condamnations portent sur le blanchiment d'argent, la violation de la réglementation des changes et du mouvement des capitaux, la fraude fiscale et la contrebande.

L'enquête a ciblé dix personnes au total. Le réseau exploitait trois ateliers de transformation d'or et de métaux précieux situés à Draria, El Achour et Baba Hassen. Bien que les structures fussent légalement enregistrées, les transactions n'étaient ni inscrites sur les carnets de police, ni déclarées aux services fiscaux.

Les services de sécurité ont saisi 5,4 kilos d'or d'origine indéterminée, des sommes en devises et en monnaie nationale, ainsi que du matériel informatique et des factures. Lors des interrogatoires, le ressortissant syrien a nié son rôle de dirigeant, se présentant comme un simple employé, malgré les témoignages concordants d'autres salariés le désignant comme gérant.

L'un des complices a justifié son partenariat en invoquant la règle 49/51 relative à l'investissement étranger, affirmant avoir voulu protéger l'activité du Syrien. Un autre suspect a été appréhendé en flagrant délit de livraison d'or sans facture. Ce dernier est également accusé d'avoir introduit illégalement en Algérie des bijoux provenant de Turquie et des Émirats arabes unis.

Le procureur avait initialement requis 10 ans de prison ferme pour le fugitif, 7 ans pour le ressortissant syrien et son complice, et des peines variant entre 3 et 4 ans pour les autres mis en cause.

Автор Marina Vostrakova
Correspondante à Pravda.Ru, journaliste généraliste polyvalente disposant d'une large expérience dans la couverture de l'actualité politique, économique et sociale