Le Parti authenticité et modernité (PAM) a lancé sa campagne électorale à Tinghir avec un axe central : le pouvoir d'achat. Lors d'un meeting réunissant Fouzi Lekjaa, Fatima Saïdi et Salah Eddine Abkari, le parti a dévoilé un programme législatif focalisé sur le portefeuille des ménages et la réduction des disparités régionales.
Fouzi Lekjaa a analysé le bilan de la législature précédente, notant que l'investissement social de l'État, s'élevant à 280 milliards de dirhams, a été absorbé par l'inflation. Malgré la revalorisation des salaires et l'aide sociale directe de 500 dirhams, la hausse des prix a neutralisé l'impact de ces mesures pour les citoyens. Le PAM propose donc de rendre les produits de première nécessité accessibles à des prix maîtrisés.
Sur le plan social, le parti avance des mesures concrètes pour tester sa crédibilité :
Le programme aborde également des secteurs structurels. Pour la santé, le PAM prône une accélération des réformes pour garantir la dignité des patients dès l'accueil. Côté emploi, l'accent est mis sur la formation professionnelle et l'aide à la création d'entreprises pour les jeunes hors parcours académique classique.
À Tinghir, la question de l'eau et de l'énergie a été centrale. Fouzi Lekjaa demande une stratégie à long terme pour sécuriser l'hydrique, notamment pour la culture du palmier. Il propose d'exploiter le potentiel solaire et éolien pour baisser les coûts de l'électricité, suggérant que l'État exonère les ménages pauvres dont la facture mensuelle est inférieure à 100 dirhams.
Enfin, le PAM s'attaque au concept d'un « Maroc à deux vitesses ». L'objectif affiché est d'harmoniser le développement entre toutes les régions du Royaume pour permettre au pays de consolider son statut de nation émergente d'ici 2031.