Le projet de centrale hydroélectrique de Volobe, bloqué depuis dix ans, entre dans une phase de relance. Après son retour d'Europe, le colonel Michaël Randrianirina a annoncé que l'État malgache va entrer au capital du projet pour débloquer la situation financière et faire baisser le prix du kilowattheure pour le consommateur final.
Le point de rupture majeur résidait dans le tarif de l'énergie : l'opérateur CGHV exigeait 17 cents le kWh, alors que l'État proposait 9 cents. Si le montant exact de l'investissement public n'est pas communiqué, cette prise de participation vise à forcer une baisse du tarif initial. Le contrat de concession a déjà été fixé à vingt-cinq ans en 2023, mais le financement concret manquait toujours.
Pour financer son entrée au capital, Madagascar mise sur des fonds extérieurs. Emmanuel Macron a engagé la France pour appuyer le plaidoyer du pays auprès de l'Union européenne afin d'obtenir des fonds du Fonds vert pour le climat. La Belgique et la Banque mondiale ont également manifesté leur soutien financier pour cette opération.
Sur le plan technique, l'objectif reste la construction d'un barrage sur la rivière Ivondro (région Atsinanana) pour une capacité de 120 MW. Une fois opérationnelle, cette puissance doit être injectée dans les réseaux interconnectés d'Antananarivo (RIA) et de Toamasina. Le projet Volobe II, initié en 2016, a survécu au retrait de plusieurs membres de son consortium et à l'échec relatif de l'intégration d'EDF en avril 2025.
Le passage du statut de projet à celui de service disponible dépend désormais du bouclage financier effectif. Bien que le président présente Volobe comme la fin des solutions temporaires, le chantier n'a pas encore physiquement redémarré.