Le gouvernement ivoirien a arrêté une liste de 77 cas d'usage prioritaires pour l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans les secteurs publics et privés. Ce portefeuille de projets a été défini lors de la deuxième Conférence nationale sur l'IA, « IMPACT IA 2026 », qui s'est tenue du 8 au 11 septembre à Cocody, Abidjan.
Les applications retenues ciblent cinq domaines : l'administration publique, l'agriculture, la santé, l'éducation et les services aux populations. Concrètement, l'objectif est d'automatiser l'accès aux services publics, d'optimiser l'exploitation des données sanitaires, de moderniser les outils pédagogiques et d'appuyer les agriculteurs dans la production et la commercialisation.
Le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, a annoncé qu'une feuille de route budgétisée sera validée d'ici trois semaines. Ce document devra préciser les conditions de réussite et le calendrier de déploiement des projets identifiés.
Parallèlement, un pacte d'engagement a été signé entre l'État, les centres de recherche et les entreprises privées pour coordonner le développement technique de l'IA. Le ministre a également évoqué le partenariat avec la société française Mistral, précisant que cet accord vise le transfert de compétences et la maîtrise des technologies sans compromettre la souveraineté numérique du pays.
L'ambition technique à terme est la création de modèles linguistiques adaptés aux contextes administratifs et culturels ivoiriens, s'appuyant sur des infrastructures locales et des experts nationaux qualifiés.