Автор Peter Yermilin

Échange inattendu de prisonniers de guerre entre la Russie et l'Ukraine : Qu'est-ce que cela signifie ?

Kiev a remis l'opposant ukrainien Viktor Medvedchuk à la Russie dans le cadre d'une opération d'échange de prisonniers, rapporte le journal Kommersant. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ensuite confirmé l'information.

En Ukraine, Medvedchuk a été accusé de trahison, de violation des lois et coutumes de guerre, d'aide au terrorisme et de détournement de gisements minéraux en Crimée.

Medvedchuk a été placé en résidence surveillée en mai 2021. En mars 2022, il a été arrêté par contumace pour s'être échappé de son assignation à résidence après le début de l'opération militaire spéciale, selon les autorités de Kiev. En avril, Medvedchuk a été arrêté et ré-arrêté sans caution.

On a appris plus tôt que la Russie avait libéré plusieurs mercenaires étrangers qui avaient été condamnés à mort dans la République populaire de Donetsk (RPD). Les Britanniques Saun Pinner et Aiden Aslin, ainsi que le citoyen marocain Saadoun Brahim sont parmi eux.

Un communiqué du ministère russe de la Défense :

"Ce soir, 55 militaires des forces armées de la Fédération de Russie, des républiques de Donetsk et de Louhansk ont été libérés du territoire ukrainien contrôlé par Kiev. <...>

Tous les militaires libérés ont eu la possibilité de contacter leurs proches. Ils reçoivent l'assistance psychologique et médicale nécessaire."

La partie ukrainienne avait précédemment annoncé la libération de 215 de ses militaires, dont 108 combattants du régiment Azov* (reconnu en Russie comme une organisation terroriste).

Dans le cadre de l'échange, Kiev a notamment livré le "parrain de Poutine" Medvedtchouk à Moscou, et la Russie a libéré les commandants du régiment Azov Radis et Kalina, ainsi que le commandant de la 36e brigade de marine des forces armées ukrainiennes Volyn.

Les experts estiment que l'échange de militaires et de commandants du régiment Azov* contre Medvedchuk et des prisonniers de guerre russes, effectué sous les garanties de la Turquie et de l'ONU, est un signe de désescalade du conflit militaire. L'échange d'Azov* et de mercenaires étrangers a eu lieu le jour où Poutine a annoncé un appel partiel. Cela suggère qu'il s'agissait d'une décision instantanée.

L'échange de prisonniers de guerre ne fait pas seulement partie de l'accord. Il vient comme une confirmation de l'accomplissement de ses obligations. C'est un élément important pour les négociations politiques à venir et la désescalade des tensions.

*groupe terroriste, interdit en Russie